Je veux ma machine à coudre

22 juillet 2012

Alex Cousseau - des cerises plein les poches

 

" Alors quoi ? Dans cette rue il ne reste plus qu'un coiffeur et une épicerie. Si je tourne à droite, j'arrive à la gare. (Un billet de train, voilà l'idée, mais jusqu'à quatre ans c'est gratuit.) Si je tourne à gauche...

Si je tourne à gauche, "Pépin et fils", Bricolage, jardinage, animalerie et pépinière.

Un marteau, une brouette, un hamster, ou un cerisier en fleur?

Dix-huit heures cinquante.

Ce sera un cerisier en fleur.

Je pose le vélo, secoue le poncho, direction les arbres fruitiers.

Neuf euros cinquante le petit cerisier pas en fleur. Parfait.J'achèterai pour cinquante centimes de cerises au marché et ce sera parfait.

C'est beau un arbre. J'offre un arbre, le soleil, la pluie, tout ce qui va avec. Un cerisier pour grimper dedans cueillir des cerises, pour accrocher une balançoire, pour dégommer les étourneaux au lance-pierres.

Je paye, secoue le poncho, récupère le vélo, direction chez Maman.

Parfois j'aime bien la pluie. Si on oublie qu'elle mouille. Si on y va mollo, sans frein sur le trottoir, d'une main tenant le guidon, de l'autre un cerisier sans fleur.

On a tort de dire que c'est un temps à ne pas sortir dehors ou à rester couché. Au contraire. C'est un temps à se promener en vélo sous un arbre.

Un temps pour accoucher.

 

(...)

 

Il faudra lui donner un nom.

J'entrerai dans la chambre, mon cerisier sans fleur sous le bras, un pochon de cerises pour la maman.

Les mots viendront ou ne viendront pas, on sera là tous les quatre, une ou un qui dormira et trois autres qui souriront bêtement.

Ensuite j'irai le dire à tout le monde. Son prénom, ses beaux yeux, le cerisier sans fleur, tout ça.

À ceux qui me répondront que ce n'est pas exactement un frère ou une sœur, mais plutôt un demi-frère ou une demi-sœur, je dirai quelque chose de méchant. (Un truc vraiment méchant, j'y réfléchirai.)

Parce que ce ne sera pas une demi-portion, ce sera elle ou il.

À Maman je raconterai tout, mais peut-être que ça l'embarrassera. (Ou alors elle en fera autant, je serai deux fois grand frère, je retournerai au magasin regarder le prix des fraisiers, j'en prendrai deux ou trois douzaines.) Il ou elle grandira.

Il ou elle aura mon âge. (Et j'aurai l'âge d'en faire autant, je serai papa.) D'ici là on ramassera des cageots de cerises et on fera des concours de jets de noyaux avec la bouche, depuis la terrasse en visant le fond du jardin.

Je gagnerai à tous les coups.

Parfois je ferai exprès de perdre, elle ou il appréciera.

On s'allongera à l'ombre, des cerises plein les poches."

 

 

 

 

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11 juillet 2012

Avanti - Arthur H.... des cerises plein les poches ?

Et nous irons des cerises plein les poches

Et nous irons à l’envers, à l’endroit

Où l’on dévale, où l’on cavale

Et nous irons des cerises plein les poches

 

 

L’aube nous trace une route d’étincelles

La pluie nous lave et le soleil nous sèche

Et du chemin s’élèvent nos chansons

L’aube nous trace une route d’étincelles

 

 

Au labyrinthe, on entre sans remords

Et l’on se perd dans les rires et les larmes

Le Minotaure est là mais sans peur

Au labyrinthe, on entre sans remords

 

 

Et nous irons des cerises plein les poches

Et nous irons à l’envers, à l’endroit

Où l’on dévale, où l’on cavale

Et nous irons des cerises plein les poches

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07 juillet 2012

Défi Machine à coudre... le compte-à-rebours est lancé !

Et bien voilà, encore une après-midi avec toi ma chère cop' Blablacouture... Encore une après-midi des plus délicieuses à finaliser une robe pour ma petite princesse en papotant et en dévorant une religieuse au chocolat des plus gargantuesques !...

Plus ça va, plus ton virus me contamine : Je rêve de petites robes pour mes petites princesses, de barrettes à glisser dans leurs cheveux, de tops et de jupes pour moi ... J'achète frénétiquement des tissus, des bouts de rubans (NAN... Ca s'appelle pas des rubans mais du biais !)... Je me retourne dans la rue sur un habillement de panier à vélo en tissu à pois en me disant que je dois pouvoir moi-aussi en faire un pour mon vélo Breton... Bref, le virus s'installe gentiment dans ma petite caboche et au bout de mes doigts.

 

Oui mais...

Oui mais je me connais ! Et si ce n'était qu'un feu de paille ?

 

Alors en faisant la dernière vaisselle de biberons de la journée (de la nuit) je me suis dit qu'un bon moyen de savoir si ce n'est qu'un feu de paille ou un vrai début de passion était de coudre, coudre, coudre et encore coudre pour... financer ma machine à coudre !

Si ça marche c'est tout bénéf ! J'aurai eu le plaisir d'apprendre (en ta compagnie ?) et j'aurai une machine... Et si cela ne marche pas... je n'aurai pas investi grand chose si ce n'est un peu de temps, d'énergie et d'estime de moi...

 

Aller ! Je me lance !

Et comme tout défi doit être motivé par une échéance, un délai (n'est-ce pas Monsieur Blablacouture ?)... mettons que je me donne un an !

Un an pour réunir de quoi m'offrir une machine à coudre en cousant !...

 

L'énergie est là ce soir, reste à trouver des acheteurs à mes petites productions... Mais j'ose ! Allez, soyons folle...

 

A bientôt pour les suites de ma folle aventure (moi qui ne sais presque pas coudre un biais !) et la description de ma "règle du jeu" (il va bien falloir me fixer des règles !)

 

Madame Jeréussirai !

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